Comment la clientèle peut-elle utiliser les Bitcoins pour acheter des produits et services ?

Comment la clientèle peut-elle utiliser les Bitcoins pour acheter des produits et services ?

Pour faire des achats avec cette monnaie numérique, tout ce que votre client doit faire est d’acheter des Bitcoins à partir d’une plateforme en ligne.

Étape 1: Le client peut acheter des Bitcoins en transférant de l’argent depuis son compte bancaire habituel vers le point de vente Bitcoin en ligne.

Étape 2: Une fois les Bitcoins achetés, ils peuvent être affectés à un portefeuille en ligne auquel vous pouvez accéder en effectuant un achat.

Lors d’un l’achat dans un magasin physique, le client n’a qu’à ouvrir l’application mobile de son portefeuille Bitcoin et la présenter sur le lecteur de QR code du magasin. Un mot de passe secret intégré déverrouille son adresse Bitcoin et informe le réseau du transfert d’argent vers le magasin. Le processus ne prend que quelques secondes.

Maintenant, vous vous dites “c’est exactement comme ça que fonctionne PayPal. Quelle est la différence?”

Bitcoin est une monnaie mondiale numérisée. La monnaie numérique est plus facile à déplacer. Vous n’avez pas besoin des banques pour effectuer ces transactions et vous pouvez également éviter les intermédiaires. Plus de taxes supplémentaires qui s’ajoutent à vos transactions.

Un côté négatif tout de même est le fait que seul l’identifiant du portefeuille de l’utilisateur (et non son nom) est stocké dans la Blockchain publique afin de garantir l’anonymat des transactions effectuées, rendant ce procédé idéal pour les paiements illégaux. Mais chaque pièce de monnaie possède deux faces, et dans le cas du Bitcoin, les avantages sont multiples et l’emportent sur les inconvénients. Les paiements Bitcoin sont déjà acceptés par de nombreux sites e-commerce et cette technologie poursuit son expansion.

Le traitement instantané des paiements permet d’effectuer les transactions en ligne plus rapidement. Lorsque les paiements sont traités plus rapidement, les produits peuvent également être livrés plus rapidement. Il accélère le processus d’achat tout en réduisant le temps d’attente pour vos clients.

D’ici quelques années, le Bitcoin pourrait bien être l’option de paiement de choix des consommateurs. Soyez préparé et pensé à en équiper votre boutique online !
Les points faibles ?
Bien que le bitcoin soit aujourd’hui la crypto-monnaie la plus utilisée à travers le monde (on estime sa capitalisation à près de 50 milliards d’euros), il n’est pas exempt de défauts pour les professionnels de la vente en ligne. Le grand public est encore peu familiarisé avec cette monnaie alternative, dont le fonctionnement tranche résolument avec les devises monétaires habituelles. Sa démocratisation demeure encore hypothétique et il est difficile d’évaluer l’importance qu’elle pourrait prendre dans les années à venir.

Le principal problème pour les vendeurs professionnels reste la volatilité des bitcoins. Leur cours, très instable, évolue de manière imprévisible. Le montant perçu sur une vente peut donc varier entre le moment de l’achat et celui de la réception du paiement, entraînant un manque à gagner. Les transactions sont également irréversibles : les remboursements ne sont pas possibles par ce biais. En outre, la technologie de la chaîne de blocs de données, inviolable en principe, peut être malgré tout ciblée par des hackers exploitant les failles d’applications l’utilisant. Il ne faut pas oublier enfin que ce système de paiement est encore perfectible, eu égard à sa faible durée d’existence (moins de dix ans).
1.469 autres cryptomonnaies

C’est l’arbre qui cache la forêt. Le Bitcoin ne représente qu’un peu plus de la moitié de la capitalisation totale des crypto-monnaies qui s’élève à plus de 308 milliards de dollars, en progression de 50% sur les quinze derniers jours. Ethereum, Dash, Ripple, Litecoin… Elles possèdent chacune des spécificités techniques propres. Leurs créateurs n’hésitent d’ailleurs pas à les mettre en avant pour attirer investisseurs et spéculateurs. Le journal scientifique « Royal Society Open Science » en a ainsi dénombré 1469 entre avril 2013 et mal 2017, dont certaines ont disparu. Voici les principales en fonction de leur capitalisation en milliards de dollars au 27 novembre 2017:

Dernières statistiques Bitcoin (Nov. 2017)
16,67 millions : l’offre de Bitcoins actuelle. Notez que l’offre totale est limitée à 21 millions de Bitcoins, et que le dernier Bitcoin sera émis en mai 2140 (si le réseau existe toujours).
55% : la domination du Bitcoin sur le marché des crypto-monnaies.
4,9 milliards de dollars : le volume d’échange sur 24 heures.
96 : le nombre de pays dans lesquels le Bitcoin peut être utilisé librement.

Transactions
12 000 : le nombre de transactions par heure
99 000 : le nombre de Bitcoins envoyés par heure
0,103 BTC : la valeur moyenne d’une transaction (soit environ 550 euros)

Minage
Mining Bitcoin11 millions : le taux de hashage du réseau, en TH/s
166 Go : la taille de la blockchain
12,8 millions de dollars : les récompenses de minage versées au cours des 24 dernières heures
129 : le nombre de blocs minés lors des 24 dernières heures

Contrôle
96% : la proportion de Bitcoins détenus par seulement 4% des adresses
457 000 : le nombre d’adresse détenant plus de 10 000 dollars
715 000 : le nombre d’adresses actives dans les 24 dernières heures
19 milliards : la valeur des 100 adresses Bitcoins les plus garnies
500 000 : le nombre de portefeuilles Bitcoin téléchargés

Popularité
400 000 : le nombre d’abonnés du subreddit r/Bitcoin (voir notre article)
12 millions : le nombre d’utilisateurs Coinbase (dont 1 million de nouveaux utilisateurs inscrits au cours des 3 dernières semaines)
18,5 millions : le nombre de wallets Blockchain.info
80 000 : le nombre de tweets, liés au Bitcoin, envoyés par jour
2. Y a-t-il une limite à la création de cryptomonnaies?
Les cryptomonnaies prolifèrent : en plus du bitcoin, de l’ether et du ripple, les trois devises les plus connues, on dénombre plus de 4 500 nouveaux animaux. Le phénomène peut-il s’amplifier à l’infini ?  » La technique a favorisé cette multitude de monnaies. En théorie, n’importe qui peut décider de lancer sa cryptomonnaie publique « , répond Julien Maldonato, associé chez Deloitte. Chaque cryptomonnaie a son propre fonctionnement : le nombre de bitcoin a été fixé à 21 millions par le créateur du programme. D’autres monnaies n’ont pas de plafond. C’est le cas de l’ether, dont la production est toutefois restreinte à 18 millions d’unités par an. A terme, le foisonnement devrait se heurter à une réalité : pour survivre, une monnaie doit avoir une valeur d’usage. Or, même la cryptomonnaie la plus célèbre, le bitcoin, reste utilisée de façon marginale. Ce qui voue à l’extinction des milliers de cryptomonnaies.
4. Comment fait-on pour acheter de la cryptomonnaie?
Pour acheter des cryptomonnaies, il faut se rendre sur une plateforme de change en ligne. La plus connue est Coinbase sur laquelle on s’inscrit en fournissant une adresse mail, un nom et un prénom, ainsi qu’une date de naissance. On effectue un virement en euros. Plus le montant est élevé, plus il faut justifier son identité en envoyant par exemple une copie du passeport ou un texte qui justifie que l’on connaît les risques inhérents à cet achat. En France, on peut utiliser la plateforme Paymium ; aux Etats-Unis, la plus populaire et sécurisée reste Kraken. Les habitués la recommandent car ses frais sont moins élevés.  » La valeur d’une plateforme d’exchange repose sur le nombre de transactions qui s’y déroulent et le volume d’affaires, explique Sarah-Diane Eck, auteur sur bitcoin.fr et fondatrice du projet Sandblock. Car il faut être certain de trouver un acheteur pour l’ensemble de vos euros, ou inversement de vos bitcoins, sans attendre.  » Elle privilégie les références connues.  » Celles où on ne demande aucune information sur votre identité sont des arnaques.  » Les débutants peuvent également se rendre à la Maison du Bitcoin, dans le Sentier à Paris, qui dispose d’un comptoir physique avec un conseiller.

5. Peut-on passer par sa banque?
Non, aucune banque française n’accepte les bitcoins puisqu’il ne s’agit pas d’une monnaie. Ces cryptomonnaies ne sont pas des titres non plus, donc aucun conseiller bancaire français ne gère de portefeuilles en bitcoins. Mais les institutions bancaires surveillent leurs développements. La Société générale, par exemple,  » suit de près les développements des marchés de ces nouveaux produits, de l’institutionnalisation aux questions de régulation. Elle surveille aussi son usage dans le blanchiment d’argent « . Mais surtout, elle étudie la technologie blockchain décentralisée, dont les usages seront multiples dans les prochaines années. En ce moment, elle collabore avec des grandes sociétés de négoce, des sociétés énergétiques et d’autres banques pour développer une plateforme numérique destinée à transformer les échanges de matières premières énergétiques, dont le pétrole.


Pas de commentaires

Ecrire un commentaire
Pas de commentaire actuellement! Vous pouvez être le premier à commenter cette article!

Ecrire un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publié
Les champs requis sont indiqués*